Le petit-déjeuner

L’espiègle fumet du café titille les narines 
La gourmande confiture taquine les tartines 
Se détache, tâche, coule et colle. 
Fière de sa facétie, elle fuit en rigoles 
Colorées sur le napperon de polycoton.  
L’impatient sucre  attend son plongeon. 
Joue avec la petite cuiller  
Avant de constater, amer, 

Que son destin vient d’être scellé. 
Jamais, il ne sortira de ce café. 
Miettes, miettes, pourquoi chaque matin 
Embêtez-vous celui qui, chafouin, 
Rage de devoir quitter son oreiller 
Pour aller prendre son petit déjeuner. 

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